L’avenir des véhicules électriques dans votre flotte

Ce que les gestionnaires de flotte doivent savoir pour déployer correctement des véhicules électriques.


Alors que certains gestionnaires de flotte ont adopté la technologie et ont mis en place des stratégies pour commencer à éliminer progressivement les véhicules fonctionnant aux énergies fossiles, d’autres se demandent peut-être quand il conviendrait de les envisager.

Il y a plusieurs questions à se poser :

Quel est le meilleur moment pour introduire les véhicules électriques ?
Combien coûtent le financement, l’énergie et l’entretien des véhicules du parc de véhicules électriques ?
Existe-t-il une structure de recharge pour assurer l’approvisionnement de mon parc électrique ?
Alors qu’avez-vous besoin de savoir ?

1. Coûts

En fonctionnant à l’électricité fournie par des batteries rechargeables, les véhicules électriques coûtent beaucoup moins cher à recharger que de ravitailler en carburant un véhicule alimenté au diesel ou à l’essence. Les véhicules électriques génèrent également beaucoup moins de bruit que les moteurs diesel ou à essence et ne produisent pratiquement aucune émission, ce qui les rend idéaux pour une utilisation en milieu urbain.

Malgré un coût d’achat plus élevé, l’utilisation d’un véhicule électrique dans son ensemble peut s’avérer beaucoup moins coûteuse.

Incitation au déploiement de véhicules électriques dans les flottes

Même si les avantages de l’incorporation de véhicules électriques peuvent paraitre évident, leur prix élevé reste déroutant. Comme avec la plupart des technologies, le coût d’un véhicule électrique commence à diminuer grâce à la production de masse mais il faudra un certain temps pour que son prix corresponde à celui des véhicules à énergie fossile. Toutefois, le bonus écologique mis en place par l’Etat permet de récompenser les acquéreurs de véhicules moins polluants. Les voitures électriques sont éligibles au plus haut palier du bonus écologique, soit 6 000 €. La majorité des concessionnaires déduisent directement ce bonus du prix que vous allez payer pour votre véhicule. Le montant de l’aide ne peut pas excéder plus de 27 % du coût d’acquisition TTC du véhicule. Par ailleurs, pour accélérer le renouvellement des parcs automobiles, l’acquisition d’un véhicule peu polluant est éligible à une prime à la conversion lorsqu’elle est associée à la mise au rebut d’un vieux véhicule essence ou diesel immatriculé. Des programmes d’incitation régionaux et locaux sont également en place dans le but d’aider les parcs à récupérer une partie des coûts plus élevés du prix d’achat des véhicules électriques afin de stimuler leur adoption.

Les véhicules électriques nécessitent toutefois plus de temps pour faire le plein, ce qui doit être pris en compte dans les trajets effectués. Les hybrides électriques peuvent être un bon compromis car ils peuvent passer d’un moteur électrique à un moteur à combustion en cas de besoin.

2. Maintenance

Les véhicules électriques ont moins de pièces mécaniques, ce qui signifie qu’il y a moins de composants qui peuvent défaillir – une bonne nouvelle pour la planification de la maintenance et pour réduire le risque d’immobilisations supplémentaires ! Les véhicules électriques n’ont pas besoin d’huile, de lubrifiant ou d’autres liquides, ce qui réduit les coûts et les pertes.

Comme pour tous les véhicules, ils nécessitent un entretien et une inspection annuels, qui doivent être pris en compte dans les coûts du cycle de vie.

3. Opérations

L’un des obstacles à l’utilisation généralisée des véhicules électriques est l’anxiété liée à la distance parcourue par une seule charge. La bonne nouvelle est que l’autonomie des véhicules électriques est en amélioration ! À mesure que la technologie des véhicules électriques évolue, il en va de même pour la distance parcourue avec une batterie complètement chargée.

Alors, jusqu’où peut aller un véhicule électrique ?

La distance parcourue varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que la taille du moteur, le nombre de passagers qu’il transporte et la vitesse à laquelle il se déplace. Des véhicules haut de gamme, tels ceux de Tesla, parcourent plus de 500 km avec une seule charge , ce qui est largement suffisant pour la plupart des trajets quotidiens.

L’infrastructure des bornes de recharge

En ce qui concerne les points de charge, plusieurs projets sont en cours pour développer l’infrastructure. Pour avoir une idée du montant des investissements réalisés, en France, 25 880 points de recharge sont accessibles et ouverts au public, soit + 29 % par rapport à mars 2018. Grâce aux multiples investissements publics et privés, ce sont plus de 45 000 points de recharge publics qui devraient être installés d’ici 2020, selon l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Areve).

4. La responsabilité sociétale des entreprises

Les véhicules électriques produisent très peu d’émissions et sont bien meilleurs pour l’environnement que les véhicules à essence et diesel. En passant à un véhicule électrique, en France, les émissions de carbone sont réduites d’environ 80% ( en considérant l’ensemble de son cycle de vie).

L’inclusion de véhicules électriques dans une flotte contribue aux objectifs de développement durable d’une entreprise, ce qui a des répercussions positives sur les employés, les clients et les autres parties prenantes. Le gouvernement s’est fixé un objectif ambitieux : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et il est dans l’intérêt des entreprises de soutenir cet objectif.

Alors, quand devriez-vous commencer à investir dans un parc électrique ?

Si vous ne l’avez pas déjà fait, commencez alors probablement maintenant ! C’est une bonne pratique pour les flottes de fixer leurs propres objectifs en termes de réduction des émissions de l’ensemble de la flotte. Les gestionnaires de flotte doivent déterminer les exigences commerciales des véhicules de flotte et de leurs conducteurs afin d’évaluer les avantages de l’adoption de véhicules à carburant plus écologique. La plupart des entreprises ont un programme de responsabilité sociale d’entreprise (RSE) qui devrait représenter une part des investissements dans les véhicules électriques dans le parc automobile afin de réduire les émissions et l’empreinte carbone globale.

Compte tenu des investissements considérables consentis dans la technologie tant par les constructeurs automobiles que par les ministères du monde entier, il est conseillé de commencer ce processus très prochainement pour les flottes n’ayant pas de politique d’adoption de véhicule électrique. Un prix d’achat plus élevé de ces véhicules sera compensé par une réduction des coûts d’entretien et de fonctionnement.

L’adoption de véhicules électriques au sein d’une flotte peut être un processus simple qui ne laissera aucune entreprise de côté.