Les entreprises devraient se battre pour posséder et contrôler les données de leurs véhicules

Les flottes devraient insister sur le contrôle et la propriété des données de leurs propres véhicules, même si elles risquent d’être mises sous pression, notamment par les constructeurs. Telle est l’opinion de Chevin.


La situation risque de se présenter avec le développement de la voiture connectée au cours des prochaines années et le souhait des constructeurs d’utiliser les données obtenues pour en apprendre davantage sur l’utilisation des véhicules ou pour influencer le comportement des conducteurs.

Jean-Charles MARTIN, directeur commercial France chez Chevin, explique:

« Les constructeurs peuvent tirer des avantages clés des voitures connectées. À commencer par des quantités inédites d’informations sur les modes d’utilisation de leurs voitures dans le monde réel. Ce qui leur permettra de concevoir de meilleurs produits ou d’en détecter les failles. »

« Les voitures connectées peuvent en outre potentiellement influencer le comportement du conducteur et du propriétaire. Elles pourraient, par exemple, signaler les passages à l’entretien et réserver le véhicule chez le concessionnaire franchisé le plus proche ».

Mais Jean-Charles a mis en garde contre les zones plus complexes de cette technologie, comme la question de la propriété des données.

De même, en réservant un véhicule auprès d’un réparateur agrée, le conducteur ou le gestionnaire de flotte restreint ses choix en matière de points de service ou de maintenance.

« À l’instar de nombreuses difficultés entourant les données, il s’agit d’atteindre le meilleur équilibre entre avantages, confidentialité et choix. C’est pourquoi les flottes devraient se battre pour conserver la propriété totale et le contrôle des données de leurs véhicules, en gardant à l’esprit tout un éventail de questions, allant du droit de confidentialité des employés aux politiques opérationnelles ».

Jean-Charles MARTIN a indiqué que la situation s’apparente à celle observée ces dernières années avec les smartphones, qui permettaient notamment aux fournisseurs de réseaux de suivre le comportement des utilisateurs.

« Laisser les utilisateurs choisir sur leur dispositif avec qui ils partagent leurs données nous semble un compromis raisonnable. Ils sont capables de prendre des décisions personnelles à mi-chemin entre avantages et contrôle des données. »

Jean-Charles explique:

« Le secteur du Fleet devrait négocier avec les constructeurs et les autres parties prenantes pour gérer les implications de cette nouvelle technologie. »

« Cette technologie existe déjà et de nombreux véhicules sont équipés de fonctions connectées que les constructeurs utilisent pour recueillir des données. Nous sommes convaincus que le secteur du Fleet devrait entretenir un dialogue ouvert pour aborder d’emblée ces sujets ».